Poches en stock mais pas que

27 juin 2013

La Solitude des soirs d'été

solitude

Encore un livre reçu dans le cadre de Masse Critique de Babelio. Si tu veux, toi aussi, recevoir des bouquins en cadeau, je te conseille.

Louis est jeune et plein d'espoir. IL se veut écrivain. Il est actuellement le petit ami d'une jeune actrice, qui encore naïve croit en la gloire promie. Au cours d'un vernissage, il croise la route d'Alda. Alda a la quarantaine romantique, énigmatique. Elle a tout pour être heureuse dans la vie : belle (oui on peut être encore belle passée quarante ans), 2 beaux enfants, un mari architecte, une belle vie privilégiée. Un peu "out of the blue" (yes je suis bilingale), Alda invite Louis dans sa maison de vacances, une luxueuse bastide dans le Luberon (of course). Alda reste cette personne charmante, ouverte, douce. Et pourtant, au fil des jours, Louis sent que cette image n'est qu'une image. Que derriére cette façade presque énervante de perfection, se cache autre chose, une part d'ombre, une fêlure. Alda est autre chose que l'image qu'elle renvoie.

J'ai beaucoup aimé ce livre, tout d'abord on pressent l'histoire d'amour puis au fil des pages, l'intrigue se corse et devient presque comme un roman policier. Un seul regret peut être, que l'histoire passe trop vite, que cela ne soit pas plus développé. J'ai lu ce livre en un week end, j'aurai aimé qu'Alda m'accompagne un peu plus longtemps. Une seule critique : la fin, un peu abrupte.

La solitude des soirs d'été - Anaïs Jeanneret - Albin Michel


23 juin 2013

Que Faire à Boston ?

Je reprends là le compte-rendu sur mon dernier voyage à Boston. Alors, quoi faire à Boston ? Bien sûr visiter, enfin flâner dans les rues. Je ne sais pas toi, mais personnellement, c'est ce que je préfère en me retrouvant dans une ville inconnue : me perdre dans les rues, marcher et découvrir. Me perdre dans les rues est généralement très facile, eu égard à mon légendaire sens de l'orientation (je suis capable de m'égarer dans une galerie marchande rectiligne, c'est te dire). Marcher également, quoique là, j'ai un peu trop exagéré le premier jour et j'ai pleuré ma race les jours suivants. 

Mais une fois que tu as perdu tes orteils en marchant, que faire ? 

Tu peux aller visiter le Museum of Fine Arts.

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Un peu excentré (encore un prétexte pour marcher) mais vraiment très sympa, ce musée regroupe des oeuvres de tout genre, européennes bien sûr (et parmi les plus connues, vu que même moi, je les connaissais) mais aussi des oeuvres d'artistes américains, pas mal du tout. Notamment toute une salle sur le fameux John Singer Sargent (je dois t'avouer que je n'ai pas tout apprécié mais le tableau suivant fut un coup de coeur)

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Ensuite, si tu n'es pas trop musée mais plutôt nature, tu peux aller faire une excursion pour aller voir les baleines au large de Cape Cod. Départ du port de Boston avec en bonus une vue imprenable sur la ville. Ensuite, et bien, comme tu le sais, la nature est capricieuse et n'obéit qu'à ses propres lois donc aucune assurance de voir les fameux cétacés. Je te préviens aussi, ça peut peut être arriver et peut être que je n'y étais pas dans les bonnes périodes mais  oublie tout de suite tes rêves de côtoyer les monstres à la queue immense. A la place, nous avons vu des "milky whales" (à moins que ce ne soient des meeky whales, ma compréhension de l'anglais via un micro avec un vent conséquent). Mais au final, ce fût une chouette balade.

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Impressionnant, non ?

 

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12 juin 2013

A part peut être Mme Thatcher

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Tabitha Winshaw fait partie de LA famille Winshaw, sorte de dynastie britannique. Tabitha a passé quasiment toute sa vie en hôpital psychiatrique après qu'elle ait accusé son frère ainée Lawrence d'avoir commandité l'assassinat de son frère cadet Godfrey abattu alors qu'il était en mission pour bombarder l'Allemagne. Dans les années qutre-vingt, elle commande à un jeune écrivain en manque d'inspiration, Micheal Owen, l'écriture de la sage familiale. Micheal Owen est un homme d'un âge incertain, dépressif, qui vit reclus chez lui. Quand commence le roman, il en a même abandonné l'écriture après avoir fait des années de recherche.

Au fil des pages, nous découvrons donc la vie de cette famille. Les Winshaw sont prestigieux, les Winshaw sont des gens de pouvoir, chacun dans un domaine de la vie publique..et les Winshaw sont pourris. Roman qui oscille entre le genre policier et la critique sociétale. Dit comme ça, j'ai conscience que ça ne donne pas forcément envie mais non, ne te fie pas à mon manque de bagou commercial, c'est plutôt plaisant à lire car, si tu frises comme moi avec la quarantaine (non mais je ne les fais pas, si si je t'assure ....), cela te rappellera ta jeunesse.

J'ai donc bien aimé plonger au coeur de cette famille et voir comment tout s'articule, comment le pouvoir appelle le pouvoir, l'argent appelle l'argent (non je ne vais pas t'entonner l'Internationnale, rassure-toi). Comme je le disais, on plonge au coeur d'une vraie enquête policière, les destins se croisent et s'entremêlent et le dénouement sera à la hauteur des pages englouties.

Testament à l'anglaise - Jonathan Coe

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10 juin 2013

Et un Djian , un !

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Marc est un artiste à la mode, mais quelque peu désabusé, et qui vit un peu dans un monde parallèle ...enfin le monde typique de Djian : alcool, fêtes, drogues, sexe. Il y a quelques temps, son fils Alexandre s'est suicidé en pleine fête avec les voisins. La mère d'Alexandre a disparu de la circulation et c'est Marc qui l'a élevé, tant bien que mal. Marc est en couple avec Elizabeth mais à l'heure du roman, celle-ci est partie ou plutôt n'est pas revenue, on la soupçonne lassée. Marc a deux rtrès bons amis : Anne, une ancienne amante et Michel son mari.

Voilà donc le contexte posé. Tout ce petit monde navigue plutôt en eaux troubles, enfin le terme plus exact serait dérive car on sent qu'ils ont tous plus ou moins perdu le sel de la vie.

Là dessus, un matin, Marc rencontre dans le métro Gloria, alors totalement ivre. Il la ramasse quasi inconsciente et la ramène chez lui. Quelques heures plus tard, elle a disparu en ayant tout détruit dans la maison. Mais, pour une raison inconnue, Marc va chercher à revoir Gloria et même l'inviter à s'installer chez lui quelques temps, le temps de refaire surface. Peut de temps après on apprend que Gloria est en fait la petite amie d'Alexandre.

Va s'en suivre alors tout un tas d'incidents, de contrecoups. La présence de Gloria va bouleverser les modes de fonctionnement, remettre en question les amitiés et les certitudes de chacun.

Bon, autant te le dire, j'ai une relation un peu particulière à Djian : de grande aficionados (aficionada?) avec ses romans comme Lent Dehors ou Echine, je suis maintenant un peu une éternelle déçue : depuis déjà beaucoup trop d'années à mon goût, j'ai l'impression que Djian fait du Djian. Normal me diras-tu et déjà pas mal du tout. Mais je reste nostalgique de cette période où j'avais l'impression qu'au travers des phrases il insufflait une poésie désabusée, un lyrisme cynique. Bref, difficile de savoir qui de nous deux a changé (mais comme je suis la bonne foi incarnée, je dirai lui sans hésitation).

Donc là encore, ce roman est du Djian, module de base. On y retrouve le milieu artistique et ses abus à la limite de la caricature. L'atmosphère désabusée, cynique et un peu désespérée. J'ai eu par contre souvent envie de prendre Marc entre quatre yeux pour lui dire ces quatre vérités : ses incompétences paternelles, son égocentrisme, ses velléités, sa parano. 

Mais, néanmoins, si tu n'es pas totalement réfractaire à Djian, cela reste un roman agréable à lire, en ligne avec ses derniers.

Vengeances - Philippe Djian - Folio

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06 juin 2013

Boston - city

Après cette première demi-journée et surtout après avoir perdu mes 2 petits orteils tombés pour la science (paix à leurs âmes et vade retro ballerines), le lendemain matin a été bcp plus calme. Tout d'abord, j'ai quitté mon hôtel pour celui finalement sélectionné par R car il faut que je t'avoue un truc sur R : cet homme est légèrement maniaque de l'endroit idéal. Et là, en l'occurrence, après que j'ai choisi - avec son accord - un hôtel à la super déco relativement bien placé, il a changé d'avis à 10 j du départ et en a choisi un, certes juste en face du Common, mais à la déco.....comment dire ? peut être que bourgeois kitch des années 60 serait un bon qualificatif ? (qui plus est, sans wifi gratuit, non mais allo ?! mais par contre, la chambre devait faire dans les 60 m2 mais avec un écran télé de 50 cm du coup à 10 m.....ces américains m'étonneront toujours). Bon, tu l'as compris, je n'ai pas été franchement emballée par ce nouvel hôtel mais il faut reconnaitre qu'on puvait difficilement trouver plus central (enfin, pas que je sois têtue mais le mien était à 500m de celui-ci). Tiens, d'ailleurs, regarde la chambre du mien :

Chandlers

 

Enfin, j'dis ça, j'dis rien....

Bref, donc le lendemain matin, je me suis consacrée au shopping, ce qui tombait bien car j'étais juste à côté de LA rue pour ça : Newbury Street. Alors personnellement, le début de la rue, c'était clairement pas pour moi. Au programme : les grandes marques de luxe. Mais ensuite, au fur et à mesure, cela devient plus abordable : Anthropologie (au moins pour le plaisir des yeux, car vois-tu, je suis victime d'un trouble TRES handicapant : lorsque dans un magasin, tout me plait, mon cerveau sature du neurone et je finis par quitter les lieux sans avoir rien acheté.... si..... c'est horrible n'est-ce-pas?). 

Ensuite, R arrivait d'Allemagne, et pour l'attendre, je m'étais installée dans le Common, le grand parc du centre de Boston. Imagine la scène à grand potentiel romantique : moi, négligemment alanguie sur la pelouse d'un vert tendre plongée dans un roman mais le coeur néanmoins impatient, R arrivant d'un vol long courrier, fourbu mais heurex de retrouver son aimée, arrêt sur image, nous nous voyons et chabadabada chabadabada....

Et bien sache que Lelouch n'était pas du tout à Boston ce jour-là. Et comme disait la voix off de X-Or : revoyons la scène au ralenti. R m'appelle, je lui décris précisément où je suis. Après quelques minutes, je lève les yeux et je le vois entrer dans le Common, je m'apprête donc à arborer mon plus beau sourire le voyant regarder dans ma direction, lorsque soudain, il sort son appareil photo, le pointe dans ma direction, prends la photo et tourne les talons.

Si. 

Et je n'exagère même pas, d'ailleurs j'ai des preuves : la fameuse photo où si on zoome, on me voit bien regardant fixement l'objectif...

Allez, sur cette anecdocte si représentative de nous, je te laisse avec des photos de la ville, en commençant bien entendu par le lieu du crime : le Common.

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Lorsque je suis aux US, je prends principalement des photos de maison et d'écureuils (ne te réjouis pas trop vite, les maisons arrivent)

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La State House

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On est ensuite allé se balader dans le quartier très propet et mignon tout plein de Beacon Hill (enfin, lorsqu'on s'est enfin retrouvé vraiment) :

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En vrac, d'autres photos de la ville :

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still to be continued...

Posté par Sev-and-co à 06:40 - Vagabondages - Commentaires [0]
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03 juin 2013

Boston - Intro

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ça y est, j'ai fait un peu le tri dans mes photos de Boston et je peux donc les partager avec toi. 

Tout d'abord, autant Atlanta m'a laissée quelque peu dubitative. Autant, j'ai adoré Boston. Il y a quelques années j'avais été à New York et bien sûr, New York quoi ! Le bruit, la frénésie, l'énergie. Puis il y a eu Washington et un vrai coup de coeur pour cette ville qui, à mes yeux, alliait le meilleur de l'ancien et du nouveau continent. C'est simple : je voulais aller vivre à Washington. Mais je crains fort qu'en matière de ville américaine, d'avoir un coeur d'artichaut car aujourd'hui, je te l'annonce officiellement : Boston est LA ville idéale. 

jusqu'à la prochaine...

Bon, bien sûr, tout comme Washington que j'avais visité par ciel grand bleu et automne flamboyant, j'ai découvert la ville sous son meilleur jour : grand bleu (et c'est d'ailleurs l'une des dernières fois que je l'ai vu, ce foutu soleil !!) et profusion printanière. 

Alors Boston, c'est l'origine des Etats-Unis. C'est là que les premiers révolutionnaires ont lancé l'insurrection contre la Grande Bretagne. Tout au long de la ville, il y a donc moult références à ces évènements et aux protagonistes (Samuel Adams, Paul Revere pour en citer 2). Et comme lorsqu'il s'agit de bouter les anglais nous ne sommes jamais loin, la France a apporté son aide à ce mouvement. Voilà pour la parenthèse historique (tu as remarqué, plutôt courte, la parenthèse, faut pas se tromper sur la ligne éditoriale du blog).

Boston, c'est une ville traversée par la Charles River, formidablement aménagée et où les bostoniens peuvent y faire de la voile, de l'aviron et surtout courir. Car vois-tu le running est un peu élevé au rang de religion là-bas : le soir à 17h, j'ai cru qu'il y avait une course tellement le flot de baskets étaient incessants. mais avoue quand même que ça fait envie : 

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De l'autre côté de la Charles River, il y a les fameuses universités de Harvard et du MIT, dans les meilleures du pays. Bon, je vais t'avouer un truc : je voue une adoration sans borne au MIT (oui, je sais, c'est moche). Pour moi c'est le summun de l'intelligence, là où se trouvent les personnes les plus talentueuses (celles qui contrairement à moi n'auraient pas ramé leur race pendant les 2 ans de prépa scientifique). Bref, tout ça pour te dire que j'ai grave kiffé le parcours DANS un des couloirs de l'université, avec quand même l'impression qu'à tout instant, tout le monde allait se rendre compte que je n'avais rien à faire là. Bon, ensuite, ce sont les universités très vieille Angleterre et les fameuses fraternités.

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to be continued....

 

Posté par Sev-and-co à 06:29 - Vagabondages - Commentaires [0]
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01 juin 2013

Midlife Crisis

siri

Catastrophe! Après plus de 30 ans de mariage, Mia apprend que son mari, brillant scientifique, la trompe avec une femme plus jeune et plus que ça d'ailleurs, la quitte pour vivre cette nouvelle romance. Rien de bien exceptionnel, me diras-tu (tsss tsss, cess-là ton cynisme). L'univers de Mia s'effondre et elle avec. Après un bref séjour en hôpital psychiatrique, elle part se réfugier au fin fond des Etats-Unis dans la petite ville où sa mère séjourne en maison de retraite. Là, elle va vivre avec sa mère et son groupe d'octogénaires rebelles, un groupe de jeunes adolescentes auxquelles elle donne des cours de poésie (Mia est poète de son état) et sa voisine Lola, jeune mère débordée en proie avec un mari colérique et instable. En cotoyant ces femmes aux divers âges de la vie, elle va revenir sur sa propre vie, et réfléchir sur son histoire, sur son lien avec son mari, sur ce qui fait qu'elle est ce qu'elle est. Et surtout répondre à cette question : qui est-elle, elle Mia sans son mari ? Comment démêler dans leur histoire commune, ce qui est sa particularité, ce qui provient de lui ? 

Bon, j'ai du mal à le décrire comme ça mais ce n'est pas que pure introspection, masturbation intellectuelle. Au travers des différents personnages, des histoires se croisent et s'entremêlent. La réflexion est là mais jamais pesante. Qu'est ce que l'amour ? Peut-il durer ? Peut-il durer et se terminer ? Peut-on alors en réchapper ? Une jolie histoire.

Un été sans les hommes - Siri Hustvedt - Babel

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31 mai 2013

Bouleversant

 

Katrina kittle

Les Etats-Unis, une banlieue tranquille. On imagine les maisons en bois, immenses forcément au regard de nos critères tellement ancien monde, les jardins paysagers sans clôtures. Bref, le rêve américain. On découvre Sarah, jeune veuve, qui essaie tant bien que mal de tenir la route après le décès soudain de son mari il y a un an. Qui essaie de faire face, d'être et de demeurer une mère acceptable, une mère responsable pour ses 2 fils adolescents, l'un, Danny, le plus jeune à peine sorti de l'enfance et l'aîné Nate, qui flirte avec les interdits. Sarah joue donc les funambules pour maintenir sa famille à flot, même si au fond d'elle-même, elle est encore sous le choc.

Et soudain, dans cet environnement idéal, le drame : un hasard de la vie va faire que Sarah va révéler l'horreur. Le fils de son amie, celle qui l'ai aidée à passer au travers des moments difficiles, est victime de pédophilie et les bourreaux ne sont autres que ses parents. Au milieu du cauchemard, Sarah va décider  d'accueiller Jordan, l'enfant abusé. Toute la famille va alors devoir se remettre en question. L'arrivée de Jordan va bouleversesr les rôles de chacun et afin de l'aider chacun va devoir se réinventer. 

J'avoue avoir eu un peu peur en prenant ce livre. Peur du scabreux, du voyeurisme, de la complaisance dans le glauque. Ce qui m'a rassurée, c'est la critique de Elle, figurant sur la 4e, assurant que justement, non, l'auteur évitait le sensationnalisme. Et, en effet, ce roman est bouleversant et décrit, tout en finesse, tout ce qui peut nous traverser comme sentiments ambivalents lors de la découverte d'un tel drame : incrédulité, horreur, incompréhension, colère, peine. Mais on parle aussi d'amour, d'espoir et de retour à la vie. Un très beau livre sur un sujet ô combien délicat.

Le Garçon d'à côté - Katrina Kittle - Le Livre de Poche

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21 mai 2013

Happy Little Vegemite

Ces vacances de printemps Mamzelle A et Mister J sont allés passer 3 semaines avec leur père Down Under, autrement dit en Australie. Oui, tu le vois, mes enfants mènent une existence très très difficile.

mais comme mes enfants sont merveilleux (normal, je les ai élevés, si, si), ils ont pensé à leur vieille mère et lui ont ramené LE produit fétiche de l'Australie.

non ce n'est pas une bouteile de Foster (qui d'ailleurs n'est quasiment pas vendu sur le territoire)

non ce n'est pas un kangourou, un wombat ou un diable de Tasmanie (difficile à mettre dans sa valise)

mais, mais 

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Eh oui, ça pourrait être un cadeau empoisonné mais ça me rappelle trop les 5 années passées là-bas....Nostalgie quand tu nous tiens !!!

pour en savoir plus sur ce fameux produit, ça se passe

 

 

 

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11 mai 2013

Point Livres

Si, ici, il y a les lectures du métro, moi je fais plutôt dans les lectures du dodo car, vois-tu, déjà je ne prends pas le métro du coup, je lis principalement en position allongée (oui, aujourd'hui, j'ai décidé de te dévoiler ma vie intime, chanceuse va). Le moment lecture privilégié, c'est le soir, avant d'éteindre la lumière. Avantage : je suis au calme (enfin, quand l'homme ne décide pas de me faire part là maintenant TOUT DE SUITE du super article hyper intéressant-que-tu-ne-peux-pas-manquer de son magazine d'actualité préféré - youpi) donc je suis -en général- au calme. Par contre, du coup, j'ai tedance à empiéter sur le temps de sommeil nécessaire et à me retrouver le matin avec une tête de sharpeï. Autre grand moment de lecture : l'été lors des séances bronzage au bord de l'eau (et là, en plus, l'homme a tendance à glisser subrepticement dans les bras de Morphée- yesss- par contre, il peut y avoir un 2e effet kisskool si les enfants sont dans les parages, car comme toi aussi, tu le sais, l'enfant est rarement patient lorsqu"il décide que tu dois le regarder là maintenant TOUT DE SUITE). De là à tirer la conclusion que l'homme est un grand enfant, c'est bien évidemment quelque chose que ne m'a jamais traversé l'esprit (non non non).

Bref, tout ceci pour pas grand chose en fait, juste te parler de 2 coups de coeur :

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Un 2e roman de cet auteur que j'ai découvert récemment (cf ). Le cadre : une université du Midwest. Tout débute avec un accident où Nicole, étudiante modèle, trouve la mort et son petit ami Craig fait face à une amnésie post traumatique. Shelly, une professeur de musique, est l'unique témoin de cet accident et s'indigne de la version retranscrite dans le journal local, nullement conforme à ce qu'elle a pu constater. Un an plus tard, Craig revient dans cette université, y retrouve Perry son ancien compagnon de chambre et fait face à son statut de pestiféré en étant considéré comme l'assassin de Nicole. Tu as suivi jusque là ? oui ? bien alors là dessus, il faut rajouter Mira Polson, jeune professeur donnant un cours sur la mort et ses perceptions. Au fil des pages, tout ce petit monde - et bien d'autres - vont se croiser et petit à petit, on va découvrir ce qui s'est vraiment passé cette fameuse nuit.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui devient peu à peu une véritable enquête policière mais aussi une étude de moeurs sur les fameuses fraternités helléniques des universités américaines (les fameux alpha delta pi et consors....que l'on trouve inscrit sur les frontons des maisons aux abords des campus). L'intrigue est passionnante et jusqu'au dernier moment, j'avoue avoir hésité sur le dénouement final. Tu l'as compris, il y beaucoup de personnages différents avec tous leur propre histoire, leur propres démons. C'est un très bon livre que je te recommande.

Un autre auteur que j'aime beaucoup et dont je continue à découvrir l'oeuvre :

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2 histoires en parallèle : Lexie, jeune apprentie journaliste qui monte à Londres, et va y vivre une existence libre et indépendante et Elena, jeune maman s'efforçant de surmonter un accouchement difficile et qui voit son mari faire face à des remontées de son passé. Deux histoires qui vont finir par se rejoindre.

J'aime cet auteur et je n'ai encore une fois pas été déçue. J'ai été plus particulièrement touchée par la vie de Lexie, femme moderne avant l'heure, que la vie n'a pas épargné et qui toujours résiste et se bat.Je t'avoue un peu moins par Elena mais ce doit juste être une question de sensibilité. En tout cas, là encore, un bon moment. Une histoire touchante.



Fin »