23 mai 2012
Poignant
Ce livre m'avait fait de l'oeil un samedi après-midi. Il faut dire qu'il avait tout pour me plaire : Connie vit une belle histoire d'amour avec Matt. Ils se connaissent depuis leur adolescence, sont mariés, ont 3 garçons et cerise sur la gateau, vivent dans une charmante maison de Twickenham. En gros, mon rêve de vie (oui, je sais, j'ai quelque peu dévié en chemin moi, mais je continue à jouer avec le fantasme). Connie et Matt sont partis un week-end en amoureux à Rome. Jusque là tout va bien, on imagine la dolce vita, les spaghettis mangés façon Belle et le Clochard (eh oui, c'est que j'ai des lettres, moi)
Sauf que Connie revient seule de Rome. Matt est resté à Rome. Avec Greta son amour de jeunesse.
Alors bien sûr, ce pourrait être un livre comme tant d'autres. Avec un méchant, une gentille. De toute façon, même avec un "fautif", un séparation est toujours douloureuse (je suis bien placée pour le savoir). Sauf que là, la prouesse consiste justement à ne pas prendre parti. dans ce trio, il n'y a ni méchant, ni gentil. Il y a Connie, qui essaie tout pour sauver son rêve, qui se débat avec ses doutes, qui doit faire face à ses enfants. Il y a Matt qui essaie coûte que coûte d'être un type bien, parce qu'il est un type bien. Et il y a Greta, qui n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Avec comme résultat un livre déchirant, bouleversant à chaque page parce que tellement vrai, tellement subtil, tout en délicatesse pour décrire néanmoins sans fard ces 3 êtres avec leur générosité et leur côté sombre.
Ce livre m'a marquée comme peu d'autres l'ont fait.
Un autre amour - Kate o'Riordan - Folio
11 mai 2012
Exotique

En ce mois de mai légèrement pourri, n'ayons pas peur des mots, j'ai eu envie d'un peu d'exotisme.
J'ai donc suivi les aventures de Leila, jeune indienne, qui va se retrouver marié à un brillant médecin indien qui a réussi aux USA et qui d'ailleurs vit aux USA. On est donc plongé au tout début dans l'univers de l'Inde, ses traditions qui semblent bien éloignées des nôtres : univers de caste, soumission des femmes et mariages arrangés. Youpi!
Et le mari dans tout ça? Et bien Suneel, lui, ne voulait pas marier. Il préfère sa maîtresse californienne. Mais la pression familiale blablabla (n'oublie pas pas, l'homme est faible)...bref, voilà quoi. IL se retrouve avec Leila dans ses bagages à son retour à San Francisco.
Bon, la suite est un peu cousue de fil blanc donc tout est bien qui finit bien (non je te rassure, je ne gâche aucun suspense, tu t'en rends très vite compte). Mais néanmoins, le parcours reste plaisant. Car on découvre en chemin les différences entre les 2 cultures, différences culturelles, culinaires, sociétales.
On passe donc un bon moment avec mention spéciale à la description de la cuisine indienne qui donne envie de se précipiter dans le 1er resto indien venu.
Une bonne épouse indienne - Anne Cherian - Folio
09 mai 2012
Liberté
Cela faisait longtemps que j'avais envie de lire ce livre dont j'avais beaucoup entendu parler. De plus, en ces temps quelque peu troublés, c'est un livre qui fait du bien.
Et puis, lors de ma dernière virée shopping, voilà que la version poche me faisait de l'oeil.
Déjà je ne m'attendais pas à ce que ce roman fût si court. Court mais intense. On découvre Jbara, petite bergère perdue dans les montagnes, qui apparait bien mal partie dans la vie. Alors pour trouver la force d'affonter la vie, elle va parler à Allah qui devient son seul et unique confident. Mais attention, hein, on n'est pas du tout dans la morne confession de la fade bigote, Jbara parle à Allah avec force et rage, avec humour et liberté. On se s'ennuie pas, d'autant que jbara vit toutes sortes de péripéties. Des hautes, des bas, de la chute à la rédemption.
Une belle leçon de vie et de quoi remettre en cause certains préjugés tenaces sur l'Islam.
Et un auteur que je lirai à nouveau.
Confidences à Alah - Saphia Azzedine - J'ai lu
01 mai 2012
Grrrrrr
Non, je n'ai e nouveau point disparu. J'étais juste en train de lire ce roman. Presque 400 pages alors forcément, ça ne se lit pas en 2 jours, surtout quand par ailleurs on a une vie professionnelle parfois agitée à gérer, une vie amoureuse quelque peu chaotique par moment (et en CE moment) et des enfants dont on veut tout de même profiter (étant donné qu'on ne les voit qu'une semaine sur deux). Bref, oui, je veux me faire plaindre (rhoooo ça va, je peux au moins essayer).
Donc voilà, il m'a fallu près de 15 jours pour venir à bout de ce livre-là. Pourtant, ce roman est bâti comme un roman policier avec une intrigue qui va crescendo. C'est l'histoire de 2 soeurs : une qui est restée dans la maison familiale, qui vit seule et recluse depuis presque toujours et l'autre qui a quitté la maison très tôt pour ne jamais y revenir sauf là, à la fin de sa vie. Ces retrouvailles vont être l'occasion pour les 2 soeurs de mettre à jour des secrets enfouis, des non-dits.
En soi c'est très bien écrit et on reste en suspens pendant tout le livre. Le seul hic, c'est que justement, on reste en suspens même lorsqu'on tourne la dernière page. Et ça, je trouve que c'est très frustrant parce qu'on pressent qu'il y a quelque chose à découvrir sauf qu'on ne le découvre pas.
Bref : grrrrrr!!
Le temps des métamorphoses - Poppy Adams - 10/18
20 avril 2012
Coup de vieux
Plouf, plouf, sitôt reviendue, sitôt partidue, te dis-tu? Tu n'as pas tout à fait tort mais vois-tu j'ai profité de la 1ère semaine de vacances pour expérimenter de visu les progrès de Mamzelle A et Mister J en ski.
Soyos claire : le verdict est sans appel. Je suis la plus nulle de la troupe. Qui skie en arrière parce que c'est trop dur et que la neige, elle est trop molle. Et qui paie sa race le lendemain car elle a tellement mal aux cuisses qu'elle ne peut pas enchaîner plus de 4 virages sur la piste. Bleue, la piste.
Bref, une chouette semaine néanmoins. Qui m'a permis de finir ce roman récemment acheté. Je l'avais repéré à sa sortie : critiques très favorables, auteur très jeune, fils de (je ne me souviens plus de qui et j'ai la flemme de chercher). J'ai donc acheté lorsque je l'ai vu en poche.
On pourrait résumer ce livre par Sex, Drugs and Love. Vu que je suis quand même mère d'une presque ado, je t'avoue que je n'ai pu m'empêcher de suivre les errements autodestructeurs de Sacha avec le regard du mère (totalement catastrophée d'ailleurs la maternelle). Tellement catastrophée d'ailleurs que j'ai du mal à avoir un avis sur le roman lui-même.
Je n'ai pas accroché mais c'est peut être déjà une question de génération. Faut dire qu'à moins d'un mois de la quarantaine, va falloir commencer à affronter la dure réalité : non, Sev, tu n'es plus une ado. Snif...
Mes illusions donnent sur la cour - Sacha Sperling - Le livre de Poche
14 avril 2012
Introspection
Tu le sais (ou pas mais maintenant tu le sauras) Olivier Adam est un de mes auteurs préférés. Donc dès que son dernier roman est sorti en poche, je me suis précipitée.
Cette fois-ci, on suit Sarah, la quarantaine voire la cinquantaine. Vie réussie selon les critères bourgeois : belle résidence, enfants dans l'établissament privé réputé, mari attentionné ET riche (mdr). Seulement Sarah, depuis la mort de son frère, est perdue. Et elle quitte tout pour partir au Japon sur les traces de ce frère tant aimé mais tellement écorché vif. On la retrouve donc dans une station balnéaire en arrière saison, lieu favori des candidats au suicide. Elle va y rencontré Natsume, viel homme, qui a redonné à son frère le goût du bonheur. Elle s'y retrouvera peut être....
Comme d'habitude, j'ai passé un excellent moment avec Olivier (oui, je l'aime tellement que j'ai décidé que lui et moi, on pouvait s'appeler par nos prénoms, enfin moi surtout). Ce n'est pas mon roman préféré mais on y retrouve tout ce que j'aime chez lui : son écriture minimaliste et sans concession mais qui retranscrit parfaitement les émotions sans blabla et lyrisme inutile.
Une belle réflexion sur la vie, ce qu'on en fait, ce qu'elle devient...
Le coeur régulier - Olivier Adam - Points
07 avril 2012
Délicat
Allez zou, après toutes ces péripéties, je vais quand même vous faire partager mes dernières lectures.
Tout d'abord ce roman, dont, si tu lis comme moi les magazines féminins, tu as forcément entendu parler.
On y suit Arnljotur (yep, les noms islandais, c'est quelque chose). Il vit seul avec son père et son frère jumeau handicapé. Sa mèr est morte dans un accident de voiture quelques années plus tôt. Garçon un peu solitaire, il paratageait avec sa mère une passion pour les roses et c'est d'ailleurs dans la serre familiale, qu'il a conçu un bébé avec Anna lord d'une étreinte éphémère (je parle beau, ça fait mieux que lors d'un coup d'un soir, même si le résultat est le même). Mais entre Anna et Arnltrucmuche, les choses sont claires : il va voir sa fille mais pas de velléités de romance entre eux.
Un beau jour, Arnljotur quitte son île et s"en va, on ne sait pas bien dans quel pays, rejoindre un monastère isolé pour s'occuper de la roserais autrefois célèbre mais maintenant à l'abandon. Il y part avec quelques boutures de Rosa candida, une rose à 8 pétales qu'il cultivait avec sa mère. Une sorte de voyage initiatique, quoi.
Et un jour, Anna le contacte : elle doit lui laisser la garde de leu fille Flora Sol quelques semaines. Sa vie va alors basculer, sans bruit, doucement et délicatement. Je n'en dis pas plus, faudrait pas que ça te gâche la lecture.
Mais j'ai beaucoup aimé ce roman, plutôt court mais bien ciselé. C'est un peu comme un tableau impressionniste (oui je me sens l'âme lyrique ce matin) : pas petites touches, on perçoit les sentiments, les hésitations. Tout y est subtil. Un vrai régal!
Rosa candida - Audur Ava Olafsdottir - Points
05 avril 2012
Still Alive !

16 Mars!!!!!!! Mon dernier billet date du 16 mars!!!
Non, je n'ai pas été kidnappée par des aliens (quoique au vu de certains individus, on serait en droit de se poser des questions). Simplement, j'ai participé à mon 1er salon professionnel à Dusseldorf. Et parce qu'un bonheur ne vient jamais seul, j'ai aussi passé mon 1er week end en séminaire vente où non seulement il a fallu que j'assiste SANS dormir (si si) mais qu'en plus, je présente.
Youpi
Mais bon, je ne résiste pas à l'envie de te faire partager quelques uns des moments forts de ces 5 jours :
Au bout de 24 h, je suis arrivée à saturation des blagues grivoises et des vacheries des 3 commerciaux français. Pourtant, j'avoue que j'ai en général du répondant sur la question mais bon, tu vois, je n'irai pas acheter un billet pour voir un spectacle de Bigard donc a fortiori 24 h, c'est un tantinet lourd. Mon cri du coeur à toutes les mères : apprenez à vos enfants qu'au début ça peut être drôle mais qu'il y a un moment où ça devient lourd. Parce que non, ce n'est pas inné. Je peux en témoigner.
Donc après 24 h, j'ai soigneusement évité tout placement à côté d'individu de nationalité française et suis allée demander asile en terre étrangère. Oui, parce que le séminaire regroupait les agents et distributeurs au niveau monde et donc, ô gratitude extrême, j'avais quand même un choix d'une trentaine de personnes. J'ai donc échangé avec un australien végétalien (un compatriote quoi), un anglais qui m'a expliqué comment il arrivant à rouler des joints à 5 feuilles dans sa jeunesse, un indien qui ne sait pas se servir d'excel mais avait le dernier Ipad et errer à le recherche de la moindre connection wifi, un belge qui se la jouait Charles Ingalls avec pantalon sous la poitrine et bretelles et un chinois qui voulait que j'aille dans les usines faire des essais de façon à pouvoir remporter des marchés (lui a dû passer trop de temps au contact de mes commerciaux).
J'ai quand même eu mon moment de gloire lorsque le même Indien, très distingué, m'a abordée au moment du repas en me demandant au vu de ma brillante présentation (hum... hum...) qu'il était évident que je devais avoir un bagage technique. Bon, là, j'avoue que je me suis faite plaisir en lui annonçant mon prestigieux (mouarf!!!!) titre d'ingénieur chimiste. Je le vois donc enregistrer l'information et me dire qu'en Inde c'est très rare les femmes ingénieurs chimistes (ok, soit). Et là, après une minute de silence, il me demande si je suis mariée. Bon, je l'ai achevé en lui annonçant que j'étais divorcée avec 2 enfants. Chose somme toute banale ici mais de toute évidence pas en Inde. Et pendant un bref instant, j'ai eu dans ses yeux le statut de wonder woman. Je te le dis, si jamais un jour, tu en as marre que tout le monde considère comme normal que tu cours du matin au soir pour gérer maison, enfants et boulot, va manger avec un indien (bon, manger seulement car a priori le concept d'égalité homme/femme n'est pas encore parvenu là-bas).
Bon et tu me diras : quel rapport avec la photo?
Aucun, si ce n'est que j'ai aussi fait animatrice de groupe en ayant mon anglais, mon australien, mes 2 indiens et un thaïlandais à conduire à bon port matin et soir. Et j'avoue que je me suis fort bien acquittée de cette tâche sans aucun dégât pour le véhicule qui, tu en conviendras, est tout de même assez imposant. Je te passe sous silence le fait que le joint du pare brise était déjointé justement et que toute vitesse au dessus de 108 kmm/h (précisément des études scientifiques ont été menées) nous était interdite sous peine de subir le martèlement dudit joint sur le toit en tôle (y'a mieux comme bruit d'ambiance) et que mes asiatiques ne pouvaient s'empêcher de me remercier consciencieusement après chaque trajet (j'ai préféré éviter de voir la petite note de soulagement d'être encore une fois arrivé à bon port dans leur voix).
En conclusion, me voici donc revenue.
16 mars 2012
Déjanté

J'ai acheté ce livre parce que j'en avais lu de bonnes critiques et puis il faut quand même bien renouveler son stock d'auteurs. Pourtant, je t'avoue que lorsque j'ai lu la 4e de couv', j'ai été traversée d'un doute.
Parce que là, je partais découvrir les aventures de Thursday Next, jeune femme intrépide, pleine de dynamisme et ...
...membre d'une section spéciale d'intervention spécialisée pour traquer les plagiats ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits.
Le père de Thursday, quant à lui, est un transfuge d'une autre section spéciale, cahrgée de voyager dans le temps et se charger de quelques "ajustements".
Tout ceci dans un univers où le pays de Galles est une république indépendante, l'Angleterre est en guerre contre la Russie au sujet de la Crimée. Où on peut avoir un dodo cloné comme animal de compagnie. Où on peut se transposer dans l'unviers d'un roman.
Bref, un univers quelque peu décalé.
Et on va donc suivre les aventures de Thursday qui va devoir affronter Achéron Hadès, l'incarnation du mal absolu, pour sauver le manuscrit de Jane Eyre et par là même son histoire.
Sincèrement, je pense qu'on accroche ou pas. Pour ma part, j'ai adoré ce côté déjanté, l'intrigue qui est vraiment bien foutue et le tout qui reste bien écrit (souvent la critique que je fais au roman policier).
Et bonne nouvelle : il y a une suite......dont j'ai déjà acheté le prochain tome.
L'affaire Jane Eyre - Jasper Fforde - 10/18
11 mars 2012
Mille femmes blanches
En 1874, le président Grant accepte la proposition du grand chef cheyenne Little Wolf :

On suit donc les aventures du premier contingent de femmes : quelques volontaires mais surtout des femmes issues des prisons et des asiles. Pus particulièrement, on suit le journal d'une d'elle : May Dodd. Issue de la grande bourgeoisie de Chicago, May est une femme moderne avant l'heure. Éprise du contremaitre de son père, elle part vivre avec lui et a 2 enfants hors mariage. Son père, sa famille ne supporte pas l'image qu'elle projette : partie avec un homme de condition inférieure, non mariée. Ils la font enlever, interner et lui enlève ses enfants. Pour échapper à l'asile, elle accepte donc de se porter volontaire.
On va donc suivre ses aventures, ses doutes mais aussi son courage. Tout d'abord, lors du très long voyage de Chicago au campement cheyenne (avec quelques aventures que je ne dévoilerai pas ici, histoire de garder le suspense) puis la découverte de son peuple d'adoption, les cheyennes. Elle y découvre un peuple fier, tout à la fois violent et tolérant. Au milieu de ces aventures, on ye retrouve également des réflexions on ne peut plus de notre temps sur la vie, le bonheur, la condition féminine, le couple.
Bref, j'ai dévoré ce roman autour duquel je tournais autour depuis longtemps. J'ai adoré découvrir la culture indienne et cela m'a donné envie d'en lire plus.
Un très beau et bon livre.
Mille femmes blanches - Jim Fergus - Pocket


