Poches en stock mais pas que

01 mars 2012

Too Much

farguesJ'avais adoré J'étais derrière toi et beaucoup aimé Rade Terminus. Du coup, j'étais toute contente lorsque R m'a offert le dernier Nicolas Fargues.

FAut dire que Nicolas, si tu ne l'as jamais vu, crois-moi tu perds quelque chose. Personnellement, j'ai passé 30 minutes à baver devant mon écran lors de son passage à La Grande Librairie début février.

Parce que, non seulement le mec est écrivain - ce qui en soit revêt à mes yeux un statut d'artiste éminemment séduisant - mais en plus, il est beau. Si, si, beau à t'en décrocher la mâchoire, à en avoir des palpitations. Même George est sur la sellette à côté de Nicolas et en plus tu te dis que tu vas pouvoir parler d'autre chose que de ristretto et decaffeinato.

Bref. Oui je sais, c'est puéril et oui, j'en suis restée au même stade lorsqu'adolescente prépubère, le moniteur de colo sortait sa guitare pour nous fredonner le dernier tube à la mode. Inutile de te dire que j'étais lors raide dingue du mono.

Donc tu te fais à présent une idée assez exacte de mon état d'esprit lorsque j'ai entamé la lecture de ce roman. J'ai donc découvert le narrateur, ancien auteur à succès, divorcé, avec des relations plutôt distantes avec ses enfants, un peu paumé, un peu beaucoup désabusé sur le point de s'exiler en Inde. Bref, le profil type de ces héros de romans qui m'exaspèrent un peu car ils nous imposent leur crise de la quarantaine, sur le mode caliméro jouant avec la caricature du quadra : divorcé, remaqué avec une minette en prise avec le monde qui est devenu trop dur. Le pire que j'ai rencontré dans le style étant un roman de Jean-Marc Parisis. Mais je m'égare....quoiqu'il en soit, l'histoire est un peu dans cette veine. Notre pauvre narrateur qui n'ose jamais s'imposer, et du coup se retrouve à être plus altruiste qu'il ne voudrait, va découvrir qu'il se fait légèrement abuser.

Pour couronner le tout, Nicolas adopte un style radicalement différent de ces autres romans : très précis, trop précis avec des mots peu usités. Si cela permet une certaine distanciation, et est souvent humoristique, l'effet à la longue lasse un peu. Personnellement, je ne lis pas avec le Petit Robert à portée de main.

Donc, un roman pas indispensable. Il a l'avantage d'être court, de se lire vite mais ne me laissera pas un souvenir inoubliable.

La ligne de courtoisie - Nicolas Fargues - P.O.L

 

Posté par Sev-and-co à 13:08 - Lu, vu, écouté - Commentaires [0] - Permalien [#]

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