Poches en stock mais pas que

07 février 2013

Là où je me sens vieille

La semaine dernière, je me suis dis que crotte, zut, barbe bleue (copyright Mister J) cette année 2013, je ne ferai plus la moule sur le canapé et que j'allais organiser notre grand retour dans les salles obscures. Parce que, figure-toi, qu'il fût un temps, même pas si éloigné que ça, où R et moi allions au cinéma régulièrement (entendre par là plusieurs fois par mois). T'es impressionnée, hein ? Et bien, rassure-toi, cette dernière année écoulée, pour des raisons inexpliquées (si ce n'est une flemmingite aiguë), nous avons plutôt privilégié le confort du divan. Je crois que la VOD nous a tueR. C'est donc toute emplie de ce désir de repartir à l'assaut du grand écran, que j'ai proposé à R d'aller voir le dernier Tarantino. Bon, pour un retour, on a fait light : le petit cinéma de ma -petite- ville mais point trop non plus car j'ai soigneusement caché à R qu'il y avait des séances en VF et lui ai refilé une VO (mais après tout, rien de tel pour progresser, n'est-il point).

Alors, je t'avoue que depuis le fameux Pulp Fiction, que j'avais adoré, je suis allée consciencesement voir tous les Tarantino ou quasiment. Et puisqu'on est en est aux aveux, la plupart du temps, je suis, au mieux, restée sur ma faim, au pire, je me suis ennuyée. Si. Donc bon, j'allais voir ce film certes à nouveau pleine d'espoir (j'ai ce côté Candy qui fait que j'espère toujours que le monde sera meilleur demain) mais tout de même pas absolument convaincue que j'allais passer un bon moment (eh oui, le mythe Candy résiste mal à la venue de la quarantaine). Bon, tout ce dilemme interne digne d'une tragédie grecque est un peu passée au second plan lorsqu'il a fallu courir dans la rue pour ne pas louper la séance. On a beau habiter à 5 minutes du ciné, on arrive quand même à la bourre.

Et donc ?

Django-Unchained-affiche

Eh bien, tout d'abord, je ne regrette pas du tout d'être allée le voir en VO. C'est un pur bonheur. J'ai adoré le contraste entre l'anglais hyper recherché digne de Buckingham et le côté sanglant totalement gore. Car oui, c'est sanglant. Si tu es sensible de l'hémoglobine, passe ton chemin, ce film n'est pas pour toi. Mais, comme toujours, le côté totalement excessif de la chose fait que cela passe plutôt bien (pour toutes les autres non hémoglobinephobiques). D'ailleurs, ce n'est pas la scène la plus sanglante qui est la plus difficile à regarder. Je ne vais pas te raconter l'histoire en détails parce que bon, faut quand même garder le suspense pour tenir les 2h45 du film (mais ça se fait bien). C'est la rencontre entre un chasseur de prime allemand et un esclave Django (noir donc, je sais, je sais mais on n'est jamais à l'abri d'une crise de blontitude aïgue). L'esclave veut retrouver sa femme Broomhilda dont il a été séparé car ils ont été vendus séparément. Voilà je ne t'en dit pas plus pour l'histoire.

Et alors donc ? Et bien mis à part l'anglais, j'ai tout simplement adoré. J'ai enfin retrouvé ce que j'avais adoré dans Pulp Fiction, ce mélange de violence, d'humour, ce côté totalement excessif qui dédramatise les scènes mais pas trop. Bref, un très très bon Tarantino. Le temps passe sans qu'on s'en rende compte. L'histoire m'a un peu fait penser à Sailor et Lula de David Lynch dans le style remake sanglant d'un conte de fée, je ne me suis pas ennuyée un instant. Bref, je me suis retrouvée dans le même état que 19 ans plus tôt (DIX NEUF !!!!) à la sortie de Pulp Fiction.

Dix neuf ans, je ne vais pas m'en remettre...

Posté par Sev-and-co à 07:23 - Lu, vu, écouté - Commentaires [0] - Permalien [#]
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